Setta di Lisieux: parte il processo d’appello

14/10/2013

Lundi à Caen : ouverture du procès en appel de la secte de Lisieux

Françoise Dercle ce lundi lors de son procès en appel à Caen

A partir du lundi 14 octobre, la cour d’appel de Caen consacrera trois journées entières pour examiner le dossier de la secte de Lisieux. Françoise Dercle a fait appel du jugement du tribunal de Lisieux prononcé le 22 janvier dernier et la condamnant à quatre ans de prison ferme. Les dommages et intérêts sont énormes : près de 500.000 euros.
Abus frauduleux de l’ignorance ou de la faiblesse d’une personne vulnérable pour la conduire à un acte ou à une abstention préjudiciable. Françoise Dercle, présentée comme le gourou de la secte de Lisieux, devait répondre de cette accusation en janvier dernier devant le tribunal de Lisieux. Le 22 janvier, la prévenue âgée de 57 ans, avait été condamnée à cinq ans de prison dont quatre ferme. Les dommages et intérêts alloués à la vingtaine de victimes sont très importants : 489 500 euros.
L’affaire est partie avec une dénonciation anonyme à la police judiciaire de Caen. Les enquêteurs sont alertés d’une « activité sectaire de l’association « Torrent de vie » ». Les parents d’une future victime veulent attirer l’attention sur les dangers que court leur fille alors âgée de 39 ans et « en quête spirituelle ».
« Embrigadement, isolement, emprise…  » Ces mots apparaissent dans le dossier. Des scènes, aussi. Telle celle où un homme qui avait dansé au son du tam tam s’est roulé au sol. Il est aussi question d’argent. Beaucoup. Des investigations financières démontrent d’importants mouvements de fonds. Comme ces 120.000 euros versés en 2003 et 2004 au profit de l’association « Torrent de vie ». Un nouveau témoignage dénonce, en novembre 2006, des violences, y compris sexuelles.
Un expert a conclu à « un phénomème d’emprise ayant altéré le discernement et conduisant à des actes préjudiciables ». Comme ces « navigations et mêlées » entre membres de la secte.
Si sept personnes ont été mises en examen, au final, seule Françoise Dercle s’est retrouvée devant les juges du tribunal correctionnel de Lisieux en novembre 2012.
« Tout le monde me lâche »
« Nous étions tous ensemble et aujourd’hui tout le monde me lâche », avait avancé la prévenue pour sa défense.
Au procès, en première instance, une victime avait déclaré : « Avec le recul, c’est très impressionnant de constater que je me suis fait avoir ». Une autre avait comparé son embrigadement « à une toile d’araignée, une fois que l’on est dedans, on ne peut plus s’en sortir ». Une des vingt victimes avait également indiqué : « Nous étions tous endoctrinés. Tout cela aurait pu finir par un suicide collectif ».
Trois jours de débat ne seront sans doute pas de trop, à partir du 14 octobre, pour faire toute la lumière sur cette affaire qui avait défrayé la chronique dans la capitale du pays d’Auge. Une question est d’ores et déjà posée : les débats auront-ils lieu à huis clos comme en novembre à Lisieux, faisant ainsi peser encore plus un épais mystère sur le dossier. Réponse le 14 octobre, en début de matinée.

Fonte: l’évil

http://www.leveildelisieux.fr/2013/10/14/lundi-a-caen-ouverture-du-proces-en-appel-de-la-secte-de-lisieux/

 

14/10/2013

Le procès en appel d’une femme gourou présumée s’ouvre à Caen

La prévenue, un ancien professeur d’anglais, est soupçonnée d’avoir été à la tête d’une secte à Lisieux. Les adeptes étaient contraints à des relations sexuelles parfois incestueuses.

 

Le procès en appel d’une femme reconnue coupable en première instance d’avoir été le gourou d’une secte à Lisieux (Calvados) où elle imposait des rapports sexuels parfois incestueux à ses adeptes, s’est ouvert lundi à Caen. L’audience d’appel, qui doit durer jusqu’à mercredi, est publique. Le procès en première instance à Lisieux s’était déroulé à huis clos.

«Dans cette effusion de l’esprit (où nous étions), beaucoup de notions changent», a déclaré la prévenue, Françoise Dercle, 57 ans, devant la cour, invoquant une «troisième dimension» et «la puissance de l’esprit»comparable selon elle à celle de«l’électricité». Très sûre d’elle, retournant souvent les questions à ses interlocuteurs, elle a déclaré que les membres de sa communauté étaient des gens «intelligents», «pas des victimes». «Ou alors il faut leur retirer leur métier», souvent éducateur ou enseignant, a-t-elle lancé. La prévenue, un ancien professeur d’anglais, qui a travaillé dans un lycée professionnel catholique, après avoir été dans la finance, comparaît libre.

Françoise Dercle, qui a perçu au moins 400 000 euros des membres de son association, a été condamnée le 22 janvier en correctionnelle à quatre ans de prison ferme pour abus de faiblesse dans le cadre de la loi About-Picard de 2001 contre les dérives sectaire, qui inclut notamment les sévices physiques, moraux et sexuels.

«Un des summum, c’est que vous avez obligé une mère à avoir des relations sexuelles avec ses enfants dont un était handicapé», a dit lundi le président de la cour, Henri Ody. Alors que des plaignants ont décrit des viols, Françoise Dercle a nié devant la cour avoir imposé des relations sexuelles. Quant à la relation incestueuse, «je ne l’ai pas vue comme ça», a commenté la prévenue, mère de trois enfants aujourd’hui adultes et jamais impliqués dans l’association.

LE FER À REPASSER, C’EST AUSSI LE SAINT ESPRIT

La femme gourou organisait des «navigations», des relations sexuelles entre adhérents où elle est accusée d’avoir désigné les partenaires «avec une volonté de séparer les couples», selon Henri Ody. Elle-même n’avait alors de relation qu’avec son concubin, marié à une adepte. «Vous n’êtes pas du tout dans la même vibration», a-t-elle lancé au président. Elle organisait aussi des «mêlées célestes» au cours desquelles les adeptes devaient «se précipiter» sur elle pour lui donner notamment des «baisers à connotations sexuelles», ainsi que des «coeurs à coeurs»où chacun devait avouer ses «fautes», ce qui pouvait donner lieu à des gifles, selon Henri Ody.

Selon l’accusation, elle a aussi demandé à une membre de sa communauté alors en récidive de cancer et décédée depuis de ne pas recourir à la médecine. Et lorsqu’on lui demande pourquoi, dans la répartition des tâches au sein de l’association, elle était toujours «chargée de l’esprit» et jamais du ménage, Françoise Dercle répond : «Mais vous savez, le fer à repasser, c’est aussi le saint esprit».

Neuf victimes sont parties civiles en appel et sept assistent à l’audience, parmi lesquelles l’Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu victimes de sectes. Elles étaient une vingtaine en première instance. L’avocat de la défense Me Eric Schneider, arrivé au deuxième jour du procès en janvier, a indiqué lundi à la presse qu’il plaiderait cette fois, alors qu’il ne l’avait pas fait à Lisieux.

Fonte: Libération

http://www.liberation.fr/societe/2013/10/14/le-proces-en-appel-d-une-femme-gourou-presumee-s-ouvre-a-caen_939408

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