Fede o manipolazione? I bambini perduti della jihad

18/2/2014

Les enfants perdus du djihad

Le 8 février dernier à Montreuil, aux portes de Paris, des responsables religieux, des représentants d’associations et une poignée de parents passablement inquiters ont répondu à l’appel de Hassen Chalghoumi, président de la Hassen Chalghoumi, en se rendant à un séminaire concernant les jeunes européens qui partent faire le djihad à l’étranger. Pour l’imam de Drancy, connu pour ses prises de position courageuses sur les questions de société, il y avait urgence face à la multiplication des départs vers la Syrie de jeunes issus de la communauté musulmane française.

Hassen Chalghoumi considère que face à ce phénomène la communauté, mais aussi l’Etat français, ont leur part de responsabilités. « Nous, les imams, avons un rôle dans les mosquées de dénoncer, de prêcher, de parler. On peut le faire aussi sur Internet et dans l’Education nationale. Elle devrait prendre la responsabilité de parler de ce phénomène », déclare-t-il. Tous les participants sont tombés d’accord pour constater les avancées d’un« processus insidieux, discret, mais aussi d’une force sans limites, celle de la radicalisation ». Un véritable « lavage de cerveau », ont-ils conclu.

Comme pour confirmer ce constat, quelques jours plus tard la presse rapportait son nouvel lot de témoignages de djihadistes français partis rejoindre les rangs de la rébellion syrienne. Parmi eux, Salahudine, 27 ans, originaire de la région parisienne, dont l’histoire a été recueillie par une cons?ur du service web de la chaîne de télévision France 24« Tu appelles ça de la radicalisation religieuse ; moi, une prise de conscience », lui écrit-il pour expliquer sa décision.

« Autoradicalisation » sur Internet

Selon le ministère de l’intérieur, ils seraient environ 300 à avoir rejoint, comme Salahudine, cette terre de djihad qu’est devenue la Syrie. Ils s’engagent souvent au sein d’unités rivales, certaines ayant prêté serment d’allégeance à Al-Qaïda. Trois cent, voire plus, beaucoup plus, une statistique précise n’étant pas toujours possible tant ces départs se font à la fois sur un coup de coeur qu’avec une facilité déconcertante : une courte période « d’autoradicalisation » – le plus souvent sur Internet -, suivie d’un vol vers la Turquie, via Istanbul ou Antalya, puis Hatay ou une autre de ces villes méridionales turques devenues des portes d’entrées pour la Syrie en guerre…

Ce phénomène touche une population de plus en plus jeune, comme ces deux lycéens toulousains dont l’expédition, contée par plusieurs quotidiens nationaux, a pris des allures de fugue adolescente plutôt que de départ vers une des zones les plus dangereuses de la planète. Une virée syrienne de laquelle on n’a pas toujours la chance de revenir vivant. C’est le cas de nombreux autres « Al-Faransi » (Français), mais aussi de Belges, de Britanniques, d’Allemands et de Néerlandais. Pour Gilles de Kerchove, coordinateur de l’Union européenne pour la lutte contre le terrorisme, quelque 2.000 Européens seraient aujourd’hui concernés par ce phénomène. Qui sont-ils, pourquoi s’engagent-ils dans ce conflit lointain, quel danger représentent-ils pour leur pays d’origine ? Nous tenterons de répondre prochainement à ces questions, en racontant les histoires de quelques-uns de ces enfants perdus du djihad.

 

Fonte: FAIT-RELIGIEUX

http://blogs.fait-religieux.com/nos-blogs/georeligion/2014/02/18/les-enfants-perdus-du-djihad

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