Una setta di preti pedofili: il terribile segreto di una parrocchia di Granada

21 novembre 2014

Una secta de curas pedófilos, el secreto terrorífico de una parroquia de Granada

Por Martín Rodríguez Yebra  |  LA NACIONUn religioso denunció que se dedicaban a captar jóvenes para someterlos a vejaciones

 

MADRID.- Los techos centenarios de una popular iglesia de Granada protegían un secreto terrorífico. Liderados por el párroco, con la lógica de una secta, una decena de sacerdotes se dedicaron durante años a captar jóvenes, adoctrinarlos y someterlos luego a reiteradas vejaciones sexuales.

El escándalo salió a la luz esta semana luego de que se conociera que había intervenido en persona el Papa, alertado por la carta de denuncia enviada por un religioso de 24 años que describió los abusos sufridos durante buena parte de su adolescencia.

Por orden directa de Francisco , tres de los sacerdotes implicados fueron separados por el Arzobispado de Granada mientras avanza una causa judicial que podría llevarlos a prisión en las próximas horas. Otros siete curas y dos laicos están bajo la mira de los investigadores, como presuntos encubridores.

Según reveló ayer el diario El País de fuentes judiciales, los religiosos, de ideas ultraconservadoras, conformaban una fraternidad no reconocida canónicamente -pero que se organizaba como si lo estuviera- que se reunía en una parroquia del barrio granadino del Zaidín.

Allí ejercía su misión pastoral el líder del grupo, cuya identidad no fue revelada, y era donde captaban a los adolescentes para entrenarlos como monaguillos o ayudantes en tareas eclesiásticas. De acuerdo con la denuncia penal, los sometían luego a un lavado de cerebro en reuniones en las que hablaban directamente sobre cuestiones sexuales y los alentaban a mantener relaciones con ellos, como una forma de purificación.

Los actos de pedofilia se consumaban en departamentos de lujo y un chalet al que la cofradía secreta tenía acceso en Pinos Genil y en Salobreña, en la costa mediterránea. El portal Religión Digital informó que esos encuentros se repetían varias veces por semana y que los sacerdotes también practicaban sexo entre ellos.

El relato horrorizó al Papa cuando recibió una carta de Daniel (su apellido se mantiene en reserva), el joven que finalmente llevaría el caso a la Justicia. Lo llamó por teléfono desde el Vaticano el 10 de agosto pasado para pedirle “perdón en nombre de toda la Iglesia”. La víctima reconstruyó así su diálogo con el Pontífice:

“-¿Hablo con Daniel?

“-Sí, soy yo. ¿Quién llama?

“-Buenas tardes hijo, soy el padre Jorge.

“-Perdón, se ha debido de equivocar, no conozco a ningún padre Jorge.

“-Bueno, el papa Francisco.

“-[…]

“-¿Sigues ahí? Hijo, serénate. He leído tu carta varias veces. No he podido más que emocionarme y sentir un dolor inmenso al leer tu relato. Quiero pedirte perdón en nombre de toda la Iglesia de Cristo. Perdona este gravísimo pecado y gravísimo delito que has sufrido. Estas heridas hacen que la Iglesia se resienta al completo. Cuentas con todo mi apoyo y el apoyo de toda la Iglesia.”

La difusión del caso puso en aprietos al arzobispo de Granada, Francisco Javier Martínez, a quien desde sectores políticos le piden apartarse del cargo.

“Los hechos son verosímiles. Me sangra el corazón, me sangra el alma”, declaró ayer Martínez a la radio COPE, propiedad del Episcopado español. Aclaró que él había impulsado la investigación al enterarse de los hechos y había decidido apartar a tres de los sacerdotes de “todo ejercicio del ministerio sacerdotal y retirados de cualquier domicilio pastoral”.

Los religiosos castigados son el líder de la fraternidad y otros dos párrocos que el joven Daniel señala como quienes abusaron directamente de él. Pero siguen en funciones otros siete curas mencionados como presuntos encubridores y participantes de las reuniones sexuales (aunque en teoría ellos no habrían violado a los menores). Uno de ellos sería miembro de la curia local.

La justicia analiza qué medidas tomar contra los sospechosos, a los que también suma por lo menos un policía y a autoridades de un colegio. Se investigan también otros actos de pederastia contra más jóvenes de la zona, algo que el denunciante sugirió en su declaración ante el fiscal.

 

FONTE: LA NACION

http://www.lanacion.com.ar/m1/1745636-una-secta-de-curas-pedofilos-el-secreto-terrorifico-de-una-parroquia-de-granada

 

21 Novembre 2014

Une «secte de prêtres pédophiles» à Grenade

Le pape François fait de la lutte contre la pédophilie dans l’Eglise une de ses priorités. (Reuters)

Le pape François en personne s’est intéressé à l’appel au secours d’une ancienne victime. Celle-ci avait envoyé une lettre à l’archevêché de la ville andalouse, qui a dû réagir

La scène se passe le 10 août dernier. Quelque part dans le nord de l’Espagne, un enseignant de 24 ans répond au téléphone. «Bonjour, je souhaite vous parler de votre lettre […]. Elle m’a bouleversé.» «Mais… qui êtes-vous?» «Le pape François.» On peut imaginer le désarroi mêlé de stupeur qui s’est alors emparé de ce jeune professeur. Le souverain pontife en personne s’intéresse à son cas. Jamais Daniel* n’aurait pu l’imaginer. La lettre à laquelle le saint-père fait référence est une missive envoyée par ce jeune homme au début de l’été à l’archevêché. Dans celle-ci, Daniel décrit le calvaire qu’il a vécu entre 12 et 18 ans.

A l’époque, ce croyant zélé vit à Grenade, en Andalousie, dans une paroisse – connue comme celle des Romanones – où le curé est réputé pour ses sorties en plein air avec des jeunes. Avec d’autres prêtres, il forme un groupe, actif, dynamique. C’est en tout cas ce que croient alors les parents de ces jeunes ouailles. Dans sa lettre, Daniel évoque des séjours prolongés dans trois villas situées dans les environs de Grenade et aussi sur le littoral méditerranéen; dans celles-ci, après des «lavages de cerveau sur les effets bénéfiques du sexe», les adolescents étaient amenés à subir des attouchements intimes de la part du groupe des curés de Romanones. «Ils profitaient clairement de leur statut et de leur autorité pour réaliser leurs fantasmes sexuels avec ces jeunes», précise aujourd’hui une source judiciaire.

Dans un premier temps, la lettre de Daniel est logiquement envoyée à l’archevêché de Grenade, connue pour ses prises de position ultra-conservatrices. Celui-ci ne donnant pas suite à la missive, la plainte est ensuite transférée au Tribunal supérieur de justice d’Andalousie. Avant d’atterrir au Vatican, où le pape François prend personnellement connaissance du contenu de la lettre.

Bouleversé, semble-t-il, par une lettre extrêmement détaillée, le souverain pontife décide de s’investir dans cette affaire. D’où son appel téléphonique du 10 août. La plainte est d’autant plus frappante que Daniel est aujourd’hui membre de l’Opus Dei et enseigne dans un des centres de cette organisation aussi puissante que secrète. Cela explique que le jeune homme tienne absolument à son anonymat. «Je crois que personne ne peut imaginer le cauchemar par lequel je suis passé. Je panique à l’idée d’être identifié, et d’être marqué à vie par ce scandale», a-t-il confié à l’Ideal, le grand quotidien local de Grenade.

Sous l’impulsion du pape argentin, le zèle du Vatican pour démêler l’écheveau de cette trame pédophile a obligé l’archevêché de Grenade à réagir. Francisco Javier Martinez, l’archevêque, a assuré jeudi que «sa fonction est dans les mains de l’Eglise et du pape». Jusqu’alors, il a suspendu trois prêtres de leurs fonctions, les trois principaux suspects dans la ligne de mire des juges andalous. Mais, aux yeux du Vatican, qui en avril s’est prononcé pour «une tolérance zéro à l’égard de la pédophilie», ce n’est pas suffisant. Au total, une dizaine de curés (ainsi que deux laïcs) sont dans le collimateur. A en croire l’Ideal et la télévision régionale d’Andalousie Canal Sur, si les trois prêtres punis étaient les «leaders», les autres assistaient aux «pratiques sexuelles avec les mineurs» dans les villas, ou, au mieux, en étaient informés sans jamais les dénoncer.

Pour l’heure, seul Daniel a relaté ces violences sexuelles. On estime qu’au moins deux autres adolescents étaient victimes de la luxure débridée des prêtres incriminés, mais leurs plaintes n’ont pas été connues.

L’intérêt personnel du pape François a provoqué une belle pagaille non seulement au sein de l’archevêché de Grenade – Francisco Javier Martinez est accusé par beaucoup de protéger les autres membres de cette «secte de prêtres pédophiles», selon l’expression du quotidien national El Pais –, mais aussi à l’échelle de l’Eglise espagnole tout entière. «Tout cela provoque en moi la plus profonde des répugnances», s’est insurgée Susana Diaz, la présidente régionale socialiste de l’Andalousie.

Réuni ces jours-ci à Madrid pour des raisons purement ecclésiastiques, l’épiscopat se montre très embarrassé. Les deux cardinaux et les 14 archevêques ont jugé bon de ne pas évoquer l’affaire des prêtres pédophiles à Grenade. «C’est d’autant plus incroyable que les prélats sont en train de rédiger un document officiel pour condamner l’immoralité qui sévirait dans la société espagnole, tout spécialement les scandales de corruption, s’insurge le commentateur Juan Bedoya. Mais pas un mot sur des cas de pédophilie dénoncés par le Vatican!»

Une certitude: la dénonciation de Daniel n’en restera pas là. Le Saint-Siège a exigé que «toute la vérité soit faite, jusqu’au bout».

* Nom d’emprunt que lui a attribué la presse locale.

 

FONTE: LE TEMPS

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/77375b9e-70f1-11e4-a6c2-0081b93c5d12/Une_secte_de_pr%C3%AAtres_p%C3%A9dophiles_%C3%A0_Grenade

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