Algeria. Verso la creazione di un Osservatorio di vigilanza, analisi e proposte concernenti le derive settarie e l’estremismo religioso

10 Giugno 2015

Commission de la défense nationale de l’apn: Journée parlamentaire sur << le nouveau terrorisme international >>

La Commission de la défense nationale de l’Assemblée populaire nationale (APN) a organisé, hier au Cercle national de l’Armée nationale, une journée parlementaire placée sous le thème «La lutte contre le nouveau terrorisme international, règles et mécanismes»

La Commission de la défense nationale de l’Assemblée populaire nationale (APN) a organisé, hier au Cercle national de l’Armée nationale, une journée parlementaire placée sous le thème «La lutte contre le nouveau terrorisme international, règles et mécanismes», en présence de plusieurs membres du gouvernement, de parlementaires des deux chambres, ainsi que de spécialistes en la question, militaires et civils. Ces spécialistes ont débattu, lors de cette rencontre, de nombre de thèmes, afférents notamment à «la lutte contre le nouveau terrorisme», à «l’approche géo-sécuritaire» ainsi qu’à «l’expérience algérienne dans la lutte  contre le terrorisme». Dans son allocution d’ouverture des travaux, le président de l’APN, M. Mohamed Larbi Ould Khelifa, a mis en avant «la nécessité de poursuivre la lutte contre le terrorisme». Soulignant «l’impératif de la synergie de l’ensemble des efforts», il met en exergue le fait que «la politique de l’Algérie recommande un combat global et multidimensionnel pour éradiquer cette menace mondiale».
Pour sa part, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, M. Mohamed Aïssa, a affirmé que le terrorisme a des motivations idéologiques extrémistes, loin de toute appartenance religieuse. Poursuivant ses propos, il rappelle que l’islam est une religion de tolérance et de paix. Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs soutient, haut et fort, que «contrecarrer le risque du terrorisme passe par l’immunisation et la sécurisation de la vie intellectuelle des Algériens». Aussi, poursuit-il, «immuniser et sécuriser la vie intellectuelle des Algériens est un objectif arrêté par le ministère des Affaires religieuses».
Donnant de plus amples informations sur la démarche adoptée, M. Mohamed Aïssa mettra en exergue le fait que «la démarche passe, pour notre cas, par la formation et le perfectionnement de l’imam. Actuellement, nous sommes en mesure d’imposer la formation à l’ensemble des imams et aussi à tous les auxiliaires de  mosquées qui sont soumis à une formation qui dure presque trois années. Concernant le perfectionnement, nous avons ouvert, en étroite collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, une spécialité universitaire qui est le LMD imama. Cet approfondissement de l’apprentissage, du perfectionnement et de la formation, est le premier garant de la sécurisation. Et là, devant les éléments énoncés par le ministre des Affaires religieuses, l’assistance a pu se rendre compte de l’importance du programme de proximité mis en place par ce département, et l’approche scientifique qui le caractérise. «Le deuxième garant de la sécurisation est d’abroger les fondements idéologiques du terrorisme et de l’extrémisme violent par les causeries religieuses certes, en ce qui nous concerne, mais aussi par des cours bien préparés dans les écoles, dans des conférences d’ouverture au niveau des universités» a-t-il dit. Aussi, insiste le ministre des Affaires religieuses, «il faut être présent sur les réseaux sociaux. Nous surveillons ce qui touche à la subversion, parce que l’invasion passe par les réseaux sociaux qui sont le vecteur le plus important actuellement. Les études ont dévoilé que 90% des Européens qui ont rejoint les rangs des groupes terroristes ont été extrapolés par les réseaux sociaux». D’autre part, et se référant au Think tank américain, le ministre signale que pas moins de 46.000 comptes Tweeter ont traité, en l’espace d’un trimestre (fin 2014), de la chose religieuse extrémiste en arabe.
Ces comptes-là «font l’éloge du terrorisme et du Daeshisme», a-t-il affirmé.

Dérives sectaires : vers la création d’un observatoire de veille
En somme, soutient le ministre des Affaires religieuses, «la lutte contre le terrorisme est un travail qui doit être dirigé par l’élite intellectuelle et l’élite savante, notamment les universitaires, les journalistes et les imams. Ce travail doit être coordonné, synchronisé et concerté avec tous les départements concernés». «De là, explique-t-il, jaillit notre démarche de pousser à la création d’un observatoire de veille, d’analyse et de proposition concernant les dérives sectaires et l’extrémisme religieux. C’est la démarche en général. Dans le détail, cette démarche doit être discutée et arrêtée ultérieurement par une commission interministérielle qui représentera l’observatoire de veille attendu en Algérie.» De son côté, le ministre des Relations avec le Parlement, M. Tahar Khaoua, a souligné le rôle «important» du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, dans la consolidation d’une lutte contre le terrorisme, prenant en compte les aspects socio-politiques, économiques, sécuritaires et culturels.
Dans son allocution, le président de la Commission de la défense nationale à l’APN, M. Bensalem Belkacem, a mis en relief le fait que l’Algérie, qui a «combattu seule le terrorisme durant les années 1990», en était sortie «victorieuse de son combat continu contre les groupes terroristes». Poursuivant ses propos, il mettra en avant que les données fournies récemment par les Nations unies témoignent que «l’Algérie est un pays de paix et de réconciliation internationale».
Soraya Guemmouri
Ould Khelifa salue la capacité de l’Algérie à venir à bout du terrorisme  
M. Ould Khelifa a souligné que l’Algérie «a pu venir, seule, à bout du terrorisme devant l’indifférence des pays proches et éloignés». «Grâce aux sacrifices des éléments et des cadres de l’Armée nationale populaire (ANP) et des organisations de la société civile, qui ont payé un lourd  tribut, l’Algérie a pu venir à bout d’un terrorisme qui a fait des dizaines de milliers de victimes innocentes et mis en péril les infrastructures de base et les institutions de l’État», a précisé le président de l’APN. «Les forces nationales vives ont résisté face à cette épreuve et combattu ce fléau dans le cadre de la loi, tout en refusant l’intervention étrangère, afin de préserver la souveraineté nationale, confortées en cela par la confiance de l’armée et des forces de sécurité en leurs capacités à défaire le terrorisme», a-t-il ajouté. M. Ould Khelifa a qualifié la réconciliation nationale, initiée par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, de «planche de salut» qui a été, a-t-il dit, «plébiscitée par le peuple lors d’un référendum libre et  honnête», ajoutant que cette réconciliation «est devenue un modèle auquel aspirent de nombreux États confrontés au fléau du terrorisme».

Kamel Rezzag Bara : « Le combat de l’Algérie contre le terrorisme se fait dans le respect des droits de l’homme »

Le combat de l’Algérie contre le terrorisme se fait dans le respect des droits de l’homme et des principes de l’État de droit, ont affirmé, hier à Alger, des spécialistes militaires et civils lors d’une rencontre sur la lutte contre le «nouveau terrorisme international». Dans une communication intitulée «Les mécanismes nationaux et internationaux», Kamel Rezak Bara, conseiller à la présidence de la République, a fait savoir que l’Algérie avait favorisé la politique de la réconciliation nationale dans sa lutte contre le terrorisme, outre le combat militaire. M. Bara a souligné les efforts de l’Algérie pour la promotion de la paix et de la stabilité dans la région, rappelant, dans ce contexte, son rôle «prépondérant» dans la quête d’une résolution politique des crises au Mali et en Libye. Il a rappelé que l’Algérie avait ratifié 13 conventions et deux protocoles internationaux dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, dans le cadre de ses efforts pour le renforcement du cadre juridique de cette lutte, tant au niveau national qu’international. Le conseiller à la présidence de la République a, dans ce sens, mis en exergue les efforts de l’Algérie pour sensibiliser la communauté internationale sur la nécessité d’incriminer le payement des rançons dans le but de tarir le financement du terrorisme. Pour sa part, le représentant du ministère de la Défense, le général-major Mohamed Kaidi, a précisé que l’Algérie n’avait jamais perdu de vue la question du respect des droits de l’homme dans sa lutte contre le terrorisme qui dure depuis les années 1990. Dans une communication intitulée «L’expérience algérienne dans la lutte  contre le terrorisme», le général-major Kaidi a indiqué que les attentats menées le 11 septembre 2001 à New York (États-Unis), ont constitué un «déclic»  pour une prise de conscience de la menace terroriste globale qui ne concernait pas uniquement des pays comme l’Algérie. Pour lui, l’approche algérienne en matière de lutte contre le terrorisme recommandait le recours à des moyens sécuritaires, mais aussi politiques, économiques, juridiques et culturels, permettant une cohésion sociale et une amélioration des conditions de vie des citoyens. Il a, dans ce sens, précisé que la stratégie algérienne de lutte contre ce fléau transnational a connu un souffle nouveau, grâce à la mise en œuvre, à compter de 2005, de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, initiée par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

M. Mohamed Aïssa met en garde contre l’idéologie terroriste et les idées extrémistes diffusées sur la Toile  

«Internet est le plus important passage de l’idéologie terroriste et des idées extrémistes violentes en Algérie», a indiqué M. Aïssa Mohamed dans une allocution, lors d’une rencontre sur la «Lutte contre le nouveau terrorisme international», affirmant que l’Algérie n’était pas une «décharge publique» pour ces idées. Il a précisé que cette idéologie et philosophie terroriste était le «produit de cercles» qui activent dans «certains pays qui ne sont pas toujours amis de l’Algérie». Il a également mis en garde contre toute «transformation rapide» de  certaines écoles créées par des associations, de centres d’enseignement coranique en écoles de «propagation de l’extrémisme» et de «propagation de l’idée d’apostasie du rite ibadhite pour semer la fitna et la division entre les sunnites et les ibadhites, notamment dans la région de Ghardaïa».

 

FONTE: EL MOUDJAID

http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/79061

 

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